Suite du poème de Valérie

15 janvier 2007

Bonjour

Je n'avais pas l'intention de vous faire le coup du Doc en ligne, mais la, c'est qu'il y a du nouveau.
Si j'avais encore le coeur à faire des poèmes la dernière fois et bien là, plus maintenant. Quand je
vous ai écrit, j'étais en mi-session où j'avais accumulé une montagne de choses à faire chez moi, à
l'école et partout...(d'ailleurs, la plupart ne sont toujours pas faites).C'est une amie, dont le frère et
la tante sont TDAH qui m'avait déjà signifié la ressemblance entre eux et moi. Après avoir pris
connaissance de votre site et de d'autres site qui parlent du sujet, et bien, en pleine fin de session
avec tout ce que j'avais a faire, je me suis pourtant mise à lire las dessus, à lire encore et à ne plus
savoir m'arrêter; je savais que ce n'était pas la bonne chose à faire, que j'aurai mieux fait de voir
le médecin toute suite, remplir au plus vite le questionnaire, et surtout, étudier, mais je n'ai pas su
m'arrêter.

Ce genre de truc m'arrive souvent (ne plus savoir m'arrêter quand cela est le temps), mais là, ce fût
vraiment pire que d'habitude. Cette fois, quelque chose a décroché. Pendant deux semaines, j'ai fumé
des cigarettes comme une vraie cheminée, bu plus de cafés que j'aimais, manqué mes cours de danse,
dormi à toutes les journées et pour la première fois, j'ai arrêté de manger, moi qui suis, habituellement,
une grignoteuse de toute heure. Je n'ai jamais été faire mes examens (ce n'est pas la première fois que
je ne vais pas à un exam et qu'ensuite, je m'arrange toujours pour le reprendre, mais pas tous!!). Je
n'ai plus répondu au téléphone.

Une amie, inquiète, est venue frapper chez moi : Val, qu'est ce que tu fais? Je ne savais pas du tout quoi
lui répondre, je ne savais réellement pourquoi j'avais fais cela. Ensuite, on est allé chez le médecin. Il m'a
prescrit des anti-dépresseurs, m'a donné mon papier de référence pour le TDAH (après que j'aie insisté,
car il avait plus l'air de me prendre pour une obsessive, dont le sujet d'obsession serait de s'en croire atteinte).
Peut- être a-t-il raison, je n'en sais rien. Seulement, ce que je sais, c'est que moi, depuis longtemps (jeune,
surtout dans la cour d'école) que je me posais des questions sur moi et ma façon de fonctionner. Alors,
quand j'ai lu les témoignages de tout ces gens, et des textes sur le TDA, j'ai eu l'impression (est ce que je
fabule?), tout d'un coup, de comprendre mieux tant d'aspect de moi même, que je ne comprenais pas bien
et aussi de comprendre enfin pourquoi j'avais du mal à décrire qui j'étais, et ce fameux sentiment d'excitation
que j'ai toujours quand je vois quelque chose qui me passionne, et cette quête de je ne sais quoi et tous ces
rêves et tous ces poèmes que j'écris depuis longtemps et qui semblent parler du TDA et mon petit côté sombre
et mon petit côté enfant qui aime la vie et mes paresses et à coté de celle-ci, mon courage et toutes ces erreurs
d'inattention au travail et cet interrupteur on/off vacillant dans ma tête quand je parle à quelqu'un et ces 20 000
idées floues que j'ai de la difficulté à attraper et j'en oublie sûrement. Alors, j'ai voulu savoir, et savoir tout de suite.

Dans le temps des Fêtes, arrivée auprès de ma famille et mes bon amis, bien que d'humeur un peu triste, j'ai toute
de suite pris du mieux. De retour chez moi, tout a recommencé, et en plus, depuis 4 quatre jours, je deviens
anxieuse, j'ai peur toute seule chez moi, moi qui d'habitude aime bien flâner chez  moi. Ce n'est pas une blague,
j'ai dormi la main droite sur le téléphone et la main gauche avec une bombonne de poivre de cayenne. Je vous
raconte cela et en même temps, je trouve cela un peu drôle, parce que cela me semble ridicule. Enfin, hier, je me
suis décidé à prendre ce que le médecin m'avais prescrit, des Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la
sérotonine (riva-citalopram). Si je ne me trompe pas, on prescrit souvent cela pour le TOC et les troubles anxieux.
Vous savez, je suis étudiante en psycho, et je vois bien tout ce qui ne va pas et en même temps, j'y assiste,
un peu impuissante, car je vois tout en même temps et cela me mêle encore plus. Depuis le mois de novembre,
quelque chose est en train de changer chez moi et je suis inquiète (mais j'ai déjà eu quelque chose de semblable lors
de ma rupture avec mon ex-copain)

Là, je ne sais plus trop qui écouter, entre le docteur qui pense que je suis mieux de prendre ces pilules et d'explorer
pour le TDA, une fois que je serai mieux, entre tout le monde qui me dit que parce que je suis à l'université, je
fonctionne bien ( m'ont-t-il déjà vu me lever 56 fois pour faire n'importe quoi d'autre quand j'étudie). Là, tout
est a l'envers dans ma vie, je ne sais pas si je vais réinscrire à l'école, parce que j'aurai tous mes exams à reprendre,
en plus des autres cours, parce que ça fait des années que je remet à plus tard et je ne vais pas si pire, au fond,
ce que je sens, c'est que j'aurais besoin de placer les choses, mais il y en a trop et je ne sais plus par où commencer
et à qui parler.

Donc, finalement, ma question...je ne sais même plus trop qu'est ce que c'était au juste. Le questionnaire, je l'ai rempli
depuis un bout de temps, j'attends mes bulletins scolaires par la poste car ils ont été perdu, mais là, est-ce
que je suis mieux d'attendre d'avoir calmer mes super neurones avant de venir vous consulter, à qui dois-je parler,
vous, le médecin, le psy... ou mon chat...:) ?

Et les pilules, est ce que je suis mieux de les prendre ou pas, parce que je fonctionne déjà depuis des années au café,
aux cigarettes et à la musique, alors si il faut que j'ajoute les pilules ( je n'ai rien contre les médicaments si c'est la bonne
dose, au bon moment, et à la bonne personne et je ne sais pas si c'est la cas)

Aussi, il y une spécialiste du TDA à l'Université où j'habite, mais elle est actuellement en congé maternité et si c'est le TDA qui m'a conduit a cette
état, je voudrais bien le savoir, avant de partir en grande introspection, ce que, de toute façon, j'ai déjà tendance à faire.

Désolée, je n'ai pas l'habitude de défiler comme ça tout mes problèmes, je suis plus du genre à m'arranger seule, mais là,
je veux être sûre que je parle à la bonne personne, surtout, étant étudiante en psycho, je sais bien que tout le monde n'est
pas compétent dans tous les domaines, médecin, pharmacien, psychologue, psychiatre et j'en passe, ne sont pas toujours en
phase...

Merci

Valérie